L'air de Paris, toujours plus pollué

La pollution aux particules fines, elle est là et tout le monde le sait mais personne ne semble véritablement s’en inquiéter. Pourtant 2,3 millions de Franciliens respirent un air non conforme aux réglementations.

Paris, sa Tour Eiffel, son charme… et sa pollution. La pollution parisienne, tout le monde en parle, que ce soit la ministre de l’écologie Ségolène Royal ou la maire de Paris Anne Hidalgo. Circulation alternée, réduction des limitations de vitesse, tout est mis en œuvre pour vivre dans un air moins pollué. Pourtant, selon Airparif, les pics de pollution aux particules fines ont été moins nombreux l’an dernier que sur les années 2013 et 2012. En cause, les températures clémentes ont entraîné des émissions de chauffage moins importantes, l’année 2014 étant la plus chaude depuis 1900.

 

 

Moins de pollution en 2014, merci le réchauffement climatique

 

Un petit espoir donc ? Même si les conditions météorologiques ont été de notre côté l’an dernier ainsi qu’en ce début 2015, la capitale a déjà vécu plusieurs pics de pollution depuis le mois de janvier. Rien de très encourageant lorsque l’on constate que 2,3 millions de Franciliens respirent un air qui ne respecte pas la réglementation.

 

Les concentrations d’ozone et de benzène dépassent régulièrement les seuils réglementaires, les habitants de Paris et de sa petite couronne sont les principaux sujets à être exposés à cet air bien trop pollué. Ces mauvais résultats alertent et seront même condamnés : « Les valeurs limites étant dépassées de manière récurrente pour les particules PM10 et pour le dioxyde d’azote, la Commission européenne a engagé une procédure de contentieux à l’encontre de la France et d’autres États membres » a tenu à rappeler Airparif.

 

 

Paris, toujours plus polluée

Crédit : Fotolia - Laurent Dambies

 

La pollution coûte 48 milliards d’euros par an

 

 

Encore selon l’association, « Au-delà de la gestion des épisodes de pollution, des actions permanentes sont nécessaires afin de faire baisser ces niveaux de pollution chroniques ». De surcroît, polluer coûte cher, Airparif a également ajouté qu’à la fin du mois d’avril dernier, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques ont estimé le coût des problèmes sanitaires liés à la pollution à 48 milliards d’euros par an pour la France, soit 2,3 de son PIB.

 

Ne rien faire ou attendre que le climat se réchauffe encore plus n’est pas la solution attendue par l’organisme. Maintenant, il faut agir.

 

 

Charlotte Canonne

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